db WATERMAN

Ce serait presque de la décoration. Parfois on s’y laisse prendre et les collages de db Waterman frisent la déco.

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db Waterman

Non, c’est du témoignage, des bribes d’un passé qui se recolorent. Elle réveille des instants oubliés ou trop réverbérés par un désir enfoui. Fuite en avant du passé qui vous revient à la figure. Tout est dans les tonalités et l’envers. L’envers du décor. Nous sommes derrière l’écran. Derrière les apparences.

Nous sommes dans la dépendance, habitués aux atermoiements et aux ulcérations de la réalité. La fiction ne nous sauvera pas. Elles sont indissolublement liées.
Et les images ne sont pas suffisantes pour nous épargner la dissolution des significations, l’errance dans les signes, la confusion des routes et des balises qui jalonnent le voyage. Il y a, en réalité, plusieurs voyages. Ce qui fait défaut, ce sont les destinations.

Contre balancement de l’origine et des fins. Il y a tant d’histoires qui ne finissent pas, qui restent en suspend, qui sont tout le désordre de nos sentiments.

Voir : db Waterman

(Extrait de Origines, HC, 2021-2024)

WYNWOOD

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Mur peint de Wynwood (Miami) – Mai 2010

C’est en traversant Wynwood (Miami), à la découverte des peintures murales, pris dans la lumière d’une fin de journée, que j’ai renoué avec les collages mais numériques cette fois.
Je cherche toujours à simplifier. Je n’y arrive pas ou mal.

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Mur peint de Wynwood (Miami) – Mai 2010

C’est la crainte du vide entre les différents éléments de la composition comme si combler le vide valait démarche. Je « vois » pourtant avant de les réaliser les agencements que je souhaite. Mais pris par l’assemblage numérique, la recherche des juxtapositions, des chevauchements et des transparences, j’en oublie le blanc du vide et les espaces vides de la respiration.

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Mur peint de Wynwood (Miami) – Mai 2010

(Extrait de Origines, HC, 2021-2024)