Ce serait presque de la décoration. Parfois on s’y laisse prendre et les collages de db Waterman frisent la déco.

Non, c’est du témoignage, des bribes d’un passé qui se recolorent. Elle réveille des instants oubliés ou trop réverbérés par un désir enfoui. Fuite en avant du passé qui vous revient à la figure. Tout est dans les tonalités et l’envers. L’envers du décor. Nous sommes derrière l’écran. Derrière les apparences.
Nous sommes dans la dépendance, habitués aux atermoiements et aux ulcérations de la réalité. La fiction ne nous sauvera pas. Elles sont indissolublement liées.
Et les images ne sont pas suffisantes pour nous épargner la dissolution des significations, l’errance dans les signes, la confusion des routes et des balises qui jalonnent le voyage. Il y a, en réalité, plusieurs voyages. Ce qui fait défaut, ce sont les destinations.
Contre balancement de l’origine et des fins. Il y a tant d’histoires qui ne finissent pas, qui restent en suspend, qui sont tout le désordre de nos sentiments.
Voir : db Waterman
(Extrait de Origines, HC, 2021-2024)